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Page:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 1.djvu/263

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més sur de simples particuliers. Le Tartuffe, l’Ecole des Femmes, les Précieuses ridicules, les Femmes savantes, sont des sujets pris sur les mœurs de Paris, & du Royaume entier.

« L’esprit est un don du Ciel. Le rang & la naissance ne sçauroient en procurer à ceux à qui Dieu en a refusé. Ainsi, lorsqu’un Bourgeois a eu une éducation convenable, qu’il a été élevé par des gens dont le goût est sûr & délicat, il peut profiter des leçons de son Maître aussi aisément que le fils d’un Souverain. Voilà donc le génie & le mérite également partagés à tous les différens états.

« Voyons si le grand Seigneur a plus d’avantage pour éviter les vices. J’ai déja fait voir au commencement de ces réflexions, que, par les principes qu’on inspire aux enfans, les mêmes préceptes sont expliqués & recommandés aux Bourgeois comme aux Nobles. Ainsi, il ne reste plus que d’examiner dans quel état, les occasions sont plus à craindre.

« Un Parisien qui vit content dans sa maison d’un bien honnête qu’il a reçu de ses ayeux ; qui soigneux de