Page:Bravat - Essai sur la race bovine gasconne.djvu/26

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On peut diviser les agents susceptibles de produire l’amélioration des races en deux catégories : 1° les agents directs ; 2° les agents indirects.

A. — Agents directs. — Les agents directs sont ceux qui agissent d’une manière directe, immédiate, sur les produits par l’union des producteurs, en un mot, ce sont les agents fournis par la génération qui produisent leur résultat sous l’influence d’une loi physiologique, l’hérédité.

Choix des reproducteurs — C’est une des questions les plus importantes pour l’amélioration, question critérium de tout perfectionnement et par laquelle on doit commencer d’asseoir ses manipulations comme on commence par les fondements quand on veut construire un édifice. Ce fondement, malgré sa très grande utilité, est peut-être la partie de l’édifice la plus mal comprise des éleveurs, celle qu’ils dirigent avec le moins d’intelligence. Nous avons vu, en effet, qu’ils se laissent entraîner par une question de temps, de routine et de hasard ; qu’ils se laissent souvent tenter par l’harmonie de formes du taureau garonnais et le choisissent pour reproducteur.

C’est une très mauvaise pratique ; on devrait exclusivement améliorer la race par elle-même. Il ne nous est pas permis, dans l’état actuel de notre agriculture, de faire des croisements. Il faut donc choisir des reproducteurs dans la même race, ce qui constitue l’appareillement ou la sélection.

Par la sélection, on fera naître des individus chez lesquels les formes et les aptitudes seront gravées par les reproducteurs, avec d’autant plus d’efficacité que ces derniers les auront possédées à un plus haut degré. Par le fait de l’hérédité, le produit sera semblable à ses procréateurs, surtout si le type est devenu très stable par la consanguinité. Or, la race