Page:Bravat - Essai sur la race bovine gasconne.djvu/44

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grand nombre d’achats. Tout au plus peut-il mettre un ou deux taureaux dans chaque canton. Il est facile de comprendre par ce nombre restreint, que les éleveurs voisins seulement profitent de cette faveur ; quant aux autres, il est certain qu’ils n’emploieront pas la moitié d’une journée à conduire leur vache à l’étalon départemental, alors qu’ils plaignent déjà le temps qu’ils emploient pour la mener chez le voisin. Ce moyen ne produit donc pas encore le résultat qu’on serait en droit d’en attendre. Mais on ne saurait lui contester les bons effets qu’il a produits et qu’il produit encore dans le département de la Haute-Garonne, où, grâce au zèle éclairé et aux instances de M. Lafosse, on a adopté sur une assez grande échelle le système des étalons départementaux. Les éleveurs ont ainsi sous leurs yeux des animaux modèles, par lesquels ils font saillir leurs vaches, ou tout au moins sur lesquels ils peuvent modeler le type qu’ils pourront choisir plus à leur portée.

Des encouragements. — Les encouragements sont des moyens stimulants, dus aux efforts combinés de l’État, des départements et des associations agricoles. Ces encouragements ont généralement pour but de récompenser les résultats obtenus par l’amélioration, de signaler ces résultats à ceux qui n’ont pas encore essayé d’en obtenir, et de les stimuler à s’y engager par l’appât des récompenses qu’on distribue aux éleveurs les plus méritants.

Ces récompenses se distribuent par voie de concours soit régional, départemental ou cantonal.

Par le concours régional, un grand nombre d’animaux reproducteurs, taureaux, génisses et vaches, sont réunis dans un vaste local où on peut à son aise les étudier, et se rendre compte, dans un coup d’œil sur leur ensemble, de l’état de