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Page:Briquet - Dictionnaire historique littéraire et bibliographie des francaises.pdf/189

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et ingénieuses. Contes du Sérail, traduits du turc, Haye, 1753, 1 vol. in-12. — Mémoires de Mademoiselle d’Oran, ou les Préjugés trop bravés et trop suivis, 1755, in-12. Cette production est écrite avec beaucoup d’esprit. Les situations en sont touchantes et les caractères bien soutenus. La Dernière guerre des Bétes, fable pour servir à l’Histoire du dix-huitième siècle, Londres, 1758, a part. in-12 ; trad. en anglais, Londres, 1758, in-8°. Frédéric le Grand au temple de l’Immortalité, 1758, in-8°., traduit en anglais. Les Zélindiens.


FAVART, (MARIE-JUSTINE-BENOITE CABARET DU RONCERAY, Dame) née à Avignon le 15 juin 1727. annonça dès son enfance les talens qu’elle eut dans un âge plus avancé. Elle était première danseuse du roi de Pologne, lorsqu’en 1744 elle débuta dans la danse à l’opéra-comique, sous le nom de Mademoiselle de Chantilly. Les succès qu’elle obtint firent soupçonner à Favart qu’elle pouvait, devenir une excellente actrice. C’est pour elle qu’il fit le rôle de Laurence, dans l’opéra des Fêtes publiques. Quelque tems après, il devint son époux. Madame Favart, alarmée des persécutions auxquelles ses charmes pouvaient l’exposer, renonça au théâtre. Cependant, déterminée par les sollicitations de quelques amis, elle débuta aux Italiens le 5 août 1749. Son retour fut brillant. Les raisons qui lui avaient déjà fait abandonner le théâtre, l’obligèrent encore de disparaître. Ce ne fut qu’en 1752 qu’elle s’attacha décidément à son art. Les applaudissemens du public furent la récompense de ses travaux. Elle joignit à ses talens une ame sensible, une probité sûre, une générosité peu commune, une imagination riante, une gaîté à toute épreuve et une philosophie douce.