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ARNAULD, (MARIE-ANGÉLIQUE DE SAINT-JEAN) nièce des deux précédentes, et seconde fille d’Arnauld d’Andilly, naquit en 1624. Elle entra, dès l’âge de six ans, au monastère de Port-Royal. Ses tantes prirent soin de son éducation, et lui inspirèrentles heureuses qualités dont elles étaient douées. Elle s’énonçait et écrivait avec beaucoup de facilité et de pureté. Après avoir été, pendant vingt ans, maîtresse des novices, elle fut élue abbesse en 1678. Elle mourutdansla dernière année de son second triennal, le 29 janvier 1684.

On lui doit : Conférences sur la règle de Saint Benoît, 2 vol. — Discours appelés Miséricordes, I vol. — Réflexions sur les avis que la mère Agnèsavait écrits pour la persécution qu’essuya son couvent en 1664, in —12 ; Paris, 1737. — Des Éloges. — Des Mémoires, des Relations édifiantes de la vie de ses sæurs.


AUBIN, (Madame) née à Londres, était fille d’un officier français. Réduite à l’indigence, elle n’eut d’autre ressource que de s’adonner à l’étude. D’abord elle essaya les forces de son esprit, par différentes petites brochures qu’elle fit paraître sous le voile de l’anonyme ; enfin elle publia un roman, à la tête duquel elle mit son nom. Dans les premiers instans, cette production eut quelques succès ; la froideur du public pour les volumes qui suivirent, lui fit briser ses pinceaux.

Madame Aubin, dans l’espoir de sortir de l’indigence, voulut courir une autre carrière. Elle composa des sermons. Ne pouvant trouver de prédicateur qui voulut les acheter, elle prit le parti de les prêcher elle-même. Une foule de personnes de l’un et l’autre sexe s’empressaient