Page:Buckland - La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, 1838, tome 2.djvu/316

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faille H. La pluie qui tombe sur cette colline, depuis H jusqu’en D, descend à travers la couche poreuse a", jusqu’au lit d’argile sous-jacent b″, et, obéissant à l’inclinaison de ce lit, elle se dirige jusqu’à la faille H, où sa marche est interrompue par la paroi disloquée du lit d’argile 6’, et une source se forme au point f. On rencontre fréquemment des sources qui doivent leur origine à des causes de cette nature, et on les reconnaît aisément dans les falaises du bord de la mer[1]. Dans les districts de l’intérieur des terres, les fissures auxquelles ces sortes de sources doivent leur origine sont ordinairement moins apparentes ; et ce sont souvent ces issues d’eau qui annoncent aux géologues l’existence de failles là où la forme même de la surface n’en fournit aucune indication extérieure (Voyez t. I, p. 492, note.)

Fig. 2. Coupe de la vallée de Pyrmont en Westphalie. Une source ferrugineuse chaude sort en d dans cette vallée, à travers des fragmens brisés de nouveau grès rouge remplissant une fracture qui constitue l’axe d’élévation de la vallée. Les couches sont soulevées à des hauteurs différentes de deux côtés de cette fissure. (D’après Hoffmann.] Explication des lettres de cette figure.
a. Keuper ou marne irisée.
b. Muschel-kalk, ou calcaire conchylien.
c. Grès bigarré.
d. Sources minérales chaudes sortant à travers une fissure, dans l’axe d’élévation de la vallée.
  1. On voit trois cas semblables sur les bords de la Saverne, près de Bristol, offerts par de petites failles qui traversent la falaise inférieure formée de marne rouge et de lias, au nord-est d’Aust-Passage. Voyez Geolog. Trans. nouv. série, t. I, deuxième partie, pl. 37.