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la province de Québec

n’en compte que seize, tandis que des sources de l’Outaouais à celles de la Chamouchouane il n’y a tout au plus qu’un espace de cinquante milles ; en sorte qu’il est facile de communiquer de l’une à l’autre des grandes vallées du Nord, celle de l’Outaouais, celle du Saint-Maurice et celle du Saguenay, sans mettre pied à terre, si ce n’est pour faire portage entre les lacs et les cours d’eau, pareils à une longue chaîne d’anneaux liquides.

On pourrait donc à peu de frais les réunir entre elles au moyen des nombreux affluents qui les parcourent et se ramifient en tous sens ; mais nous n’en sommes pas encore là, dans ce pays aux dimensions colossales et qu’habite une population encore si clairsemée.


IV


En amont du Saguenay, On compte, parmi les principales rivières qui débouchent dans le Saint-Laurent, la Maskinongé, la Batiscan, la Jacques-Cartier, la Montmorency, la Sainte-Anne, le Gouffre et la Malbaie ; en aval, la Portneuf, la Betsiamis, la rivière des Outardes, la Manicouagan, la Pentecôte, la Moisie, la Saint-Jean, la Natashquan, la Mécatina et la rivière des Esquimaux. Toutes ces rivières proviennent du versant septentrional du Saint-Laurent ; le versant du sud, dominé par des montagnes rapprochées, est trop étroit pour donner naissance à de forts affluents. Cependant, on y trouve des rivières qui, tout en étant loin d’avoir des parcours aussi prolongés que celles du versant nord, n’en sont pas moins