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la province de Québec

cier, n’avaient cessé de réclamer contre cette fixation de frontière que rien ne justifiait, et qui enlevait à la province une étendue considérable de territoire à laquelle elle prétendait avoir droit.




Dans l’exposé des motifs que M. Mercier présentait au parlement fédéral, à l’appui des réclamations de la province, on trouve la déclaration suivante :

« La province de Québec doit avoir, du côté nord, les frontières qu’avait l’ancienne province du Canada-Uni, c’est-à-dire les frontières de la Nouvelle-France, quels qu’aient pu être les changements opérés dans la suite. Or si l’on consulte les documents anciens, émanant des premiers gouverneurs anglais, après la cession de la Nouvelle-France, on trouvera que la frontière nord de l’ancienne province du Canada était formée des rives de la Baie d’Hudson et de la baie de James, laquelle fait partie de la première. Ce sont ces rives, par conséquent, qui forment la frontière de la province de Québec. D’après les anciens documents, les gouverneurs des premiers temps de la colonie, après la cession à l’Angleterre, avaient juridiction sur toute l’étendue de ce territoire ».

* * *

Déjà la province d’Ontario avait fait une réclamation identique au sujet du territoire non organisé qui s’étendait au nord de la frontière que lui avaient assignée les statuts. Des arbitres nommés pour étudier la question avaient reconnu unanimement le bien-