Page:Buies - Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean, 1896.djvu/289

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La compagnie de la Baie d’Hudson emploie ordinairement, pour transporter ses marchandises au lac Mistassini, des barges conduites par des hommes qui sont régulièrement formés à cette besogne, et qui, pour la plupart, sont métis. On se sert de canots de cèdre pour aller dans les petites rivières à la recherche des Indiens qui s’avancent avec leurs pelleteries, car on ne peut trouver dans ce pays d’écorce de bouleau pour faire des canots. »



Après avoir reconnu les bords du lac, Michaux suivit pendant deux jours la rivière Rupert et était arrivé assez près de la baie de James, à l’extrémité sud de la mer de Hudson, lorsque les sauvages refusèrent d’aller plus loin à cause de la saison avancée. Au reste Michaux avait atteint son but et reconnu la communication entre les divers lacs du nord et la mer de Hudson. « Toute cette contrée, dit-il, est entrecoupée de milliers de lacs et couverte d’énormes rochers entassés les uns sur les autres et tapissés de lichens noirs, ce qui ajoute à l’aspect sombre et lugubre de ces régions désertes. »

Les arbres qu’il avait signalés étaient le pin rouge (pinus rubra), l’épinette blanche (abies alba), l’épinette rouge ou mélèze, et le pin blanc (pinus strobu). Celui-ci achève de croître à environ quarante lieues au nord de l’embouchure de la Mistassini ; quant à la pruche, on la