Page:Bulletin de la société géologique de France - 1re série - 3 - 1832-1833.djvu/35

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


inférieur, composé de calcaire et de dolomie ; 3° le système quarzo-schisteux supérieur, formé de schistes argileux, de psammites sans poudingues et non rouges ; 4° le système calcaire supérieur, formé aussi de calcaire et de dolomie. Le terrain antraxifère est disposé d’une manière analogue au terrain houiller qui l’a précédé dans la série chronologique des terrains ; les trois systèmes supérieurs sont disposés en bassins au-dessus du grès rouge ancien, qui parait être disposé lui-même en vaste bassin au milieu du terrain ardoisier (Voy. le Rapport de MM. Cauchy, D’Omalius et Sauveur fils.) Ce dernier serait formé de deux roches différentes par leur âge ; les talqueuses seraient les plus anciennes et intercalées au milieu des plus récentes. Les couches de houille sont disposées, au nombre de 83, en trois étages, inférieur, moyen et supérieur. Les terrains plus récens que la houille occupent moins M. Dumont. Ce travail devra fixer ultérieurement l’attention des géologues.

Les ouvrages de géologie descriptive sur les pays allemands n’ont pas été nombreux en 1832. M. Mérian a publié une description de la partie méridionale de la Forêt-Noire. (Geognostische Ubersicht des Sudlichen Schwarzwaldes, in-8°, Bâle, 1832.) Cot ouvrage sera consulté avec fruit par ceux qui s’intéressent à cette contrée, comme aussi par les géologues qui étudient la paléontologie des formations et les rapports singuliers de position des roches granitiques ou porphyriques et de leurs agglomérats.

On a trouvé du grès houiller à fougères, entre le grès rouge le granite de Schramberg, dans la Forêt-Noire.

Dans sa Géographie naturelle du Wurtemberg, M. Édouard Schwarz a réuni tout ce qu’on savait sur la géologie du Wurtermberg, et y a ajouté une coupe enluminée. (Reine naturl. géographie von Wurtemberg, 1832.)

M. de Buch pense, avec M. Voltz, que dans le Jura du S.-O. de l’Allemagne, les oolites inférieures renferment les fossiles les clus Caractéristiques des roches de Kelloway et de l’argile d’Oxford, et que le grès du lias n’appartient plus au lias. Il ajoute que le calcaire lithographique de Solenhofen repose sur du coralrag ; si donc le schiste de Stonesfield est parallèle au calcaire de Solenhofen, il s’ensuit qu’il ne doit pas être placé dans l’oolite de Bath, mais au-dessus du Coralrag. (Jahrb. f. Min. 1832, cah. 2, pag. 223.)

M. de Buch a découvert des pétrifications dans un filon basaltique traversant le calcaire jurassique du Mont Wartenberg, près de Donau-Eschingen, sur le Danube. Le filon a des salbandes tufacées