Page:Bulletin du comité historique des arts et monuments, volume 1, 1849.djvu/120

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À une économie considérable s’ajoute l’avantage inappréciable de pouvoir tirer une vingtaine de bonnes épreuves des types obtenus et de produire des dessins inaltérables que l’on peut conserver dans un album. De cette manière, une seule épreuve négative permettra aux correspondants d’envoyer au comité des épreuves positives très-satisfaisantes et d’en garder pour eux-mêmes.

Le temps exigé pour la photographie sur papier est un peu plus long que si l’on opère sur des plaques, surtout à l’intérieur des édifices ; mais si le ciel est clair, les résultats sont assurés. On a, de plus, l’avantage de préparer son papier d’avance et de pouvoir l’employer après de très-courtes manipulations. Il sera utile de consulter les notes jointes à la brochure pour simplifier ou perfectionner les opérations.


CHAPITRE I.

Procédés de M. Blanquart-Évrard.

(Extrait des comptes rendus de l’Institut.)

« À l’admiration que fit naître la belle découverte de M. Daguerre, se joignit bientôt un vœu : les artistes surtout firent appel à la science et lui demandèrent les moyens de fixer sur le papier les images de la chambre noire, que M. Daguerre obtenait sur plaqué d’argent. Cet appel fut entendu : grand nombre de savants firent bientôt connaître les propriétés photogéniques de beaucoup de produits chimiques ; les recettes se multiplièrent à l’infini : d’où vient qu’elles restèrent sans résultat ?

« Certes, on ne pourrait l’attribuer à l’inaction des amateurs ; car, outre le piquant qu’offre toujours une nouveauté, cette nouvelle branche de photographie présentait trop d’intérêt sous le double rapport de l’art et de ses applications à l’industrie, pour ne pas réclamer tous leurs efforts. Si leurs travaux sont restés stériles, c’est qu’il y avait au fond de l’opération, telle qu’elle se pratiquait, une cause permanente d’insuccès ; en d’autres termes, l’absence d’un principe pour la préparation du papier.

« Dirigeant dès lors mes recherches vers ce but, j’arrivai bientôt à reconnaître que, si les résultats qu’on obtenait étaient inconstants et défectueux, donnant les images sans puissance et sans finesses, sans dégradations lumineuses et sans transparence dans les clairs-obscurs, la cause était due à une préparation incomplète et trop superficielle du papier. En effet, procédant par analogie