Page:Busch - Découvertes d’un bibliophile.djvu/26

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Nous allons voir en continuant notre analyse où cette théorie (déjà soutenue par Escobar, Theol. mor. Proem. exam. 3, n. 9), nous conduira, quelles sont les lois que le Compendium cherche à rendre incertaines et douteuses, et quelles sont les opinions qu’il cherche à rendre probables.

V. P. 124 le Compendium établit l’opinion suivante : « Actus externi moraliter interrumpuntur, quandò quisque in se completus est, nec ordinatur ad consummationem unius operis, seu finis. Sic, PLURA numero committit peccata, qui puellam inhonestè tangit, osculatur, etc., sine animò perveniendi ad fornicationem ; UNICUM verò peccatum admittit, si prædicta exerceat tanquam media perveniendi ad copulam, quamvis forte non sequatur [1]. »

    la liberté, sont également ou à peu près également probables, il est clair que la loi est incertaine et douteuse : car alors des motifs égaux militent pour et contre la loi ; or, une loi douteuse et incertaine ne saurait donner lieu à une obligation certaine. »

  1. « Les actes externes sont moralement distincts quand chacun de ces actes est complet en lui-même et ne concourt pas à la consommation d’une œuvre unique. Ainsi, en se permettant une série d’actions déshonnêtes avec une jeune personne, sans intention de la séduire, on commet plusieurs péchés ; mais on ne commet qu’un seul péché si, en se permettant les mêmes actions, on ne les emploie que comme moyens de séduction, quand même ce but aurait été manqué. »