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se pose M. Glénard dans son livre sur les Ptôses viscérales. Pour cet auteur, la biloculation n'est pas produite par le corset, elle n'en est que le symptôme.

« Le corset, dit M. Glénard, peut tout au plus déterminer par l'intermédiaire du rebord costal, une très légère dépression circulaire, mais nullement cette atrésie nécessaire à la formation d'un bruit. Il est probable d'ailleurs que, pour ces auteurs, le terme biloculation n'a pas la même signification que pour moi. Je n'ai pas le premier signalé l'existence, mais je crois être le premier à avoir proposé l'adoption de la biloculation comme un temps normal de la contraction physiologique de l'estomac. Que l'action du corset favorise ce qu'il peut y avoir d' « anachrone » dans cette contraction, qu'il intervienne pour exciter les contractions et rendre bruyante, par le fait de la respiration, une disposition qui sans lui reste rait silencieuse, c'est à mon avis tout ce dont on peut l'accuser, mais le corset ne peut pas lui-même causer la biloculation suffisante à la possibilité d'un bruit ».

M. Glénard conclut : « Le borborygme spontané est causé par la biloculation gastrique « fonctionnelle », il est un signe de gastroptose ».

Les auteurs qui se sont occupés de ce point particulier sont donc en contradiction. Cette question doit donc être réservée.

Il n'en reste pas moins acquis que le corset produit le borborygme caractéristique de la biloculation, quelle que soit d'ailleurs la cause de cette biloculation.

Il est en tout cas incontestable que le corset trop serré