cette convulsion et lui rendit le jugement entier comme dans sa parfaite santé ».
Il eut le temps de recevoir le viatique en complète connaissance, de répondre distinctement à toutes les questions posées par l’ecclésiastique qui lui administrait les derniers sacrements. Après avoir prononcé ces paroles : Que Dieu ne m’abandonne jamais ! il était, de nouveau, repris des convulsions, qui ne devaient plus le quitter : elles durèrent jusqu’à sa mort, qui survint au bout de vingt-quatre heures, le 19 août 1662, à une heure du matin.
Le procès-verbal d’autopsie est une pièce trop capitale, pour que nous ne la donnions pas dans son intégralité[1].
{{taille|Ses amis ayant fait ouvrir son corps, on lui trouva l’estomach et le foie flétris et les intestins gangrenés, sans qu’on pût juger précisément si ç’avoit été la cause de cette terrible colique qu’il souffroit depuis un mois, ou si c’en avait été l’effet.
À l’ouverture de la tête, le crâne parut n’avoir aucune suture, si ce n’est peut-être la lambdoïde ou la sagittale, ce qui apparemment lui avait causé les grands maux de tête auxquels il avait été sujet pendant toute sa vie. Il est vrai qu’il avoit eu autrefois la suture qu’on appelle fontale, mais comme elle était demeurée ouverte fort longtemps pendant son enfance, comme il arrive souvent à cet âge, et qu’elle n’avoit pu se refermer,
- ↑ D’après le Recueil d’Utrecht, XIe pièce, 331 (cf. P.-J. Navarre, 108-109).