Un bas rosâtre, orné de coins d’or, à la jambe,
Comme un souvenir est resté ;
La jarretière, ainsi qu’un œil secret qui flambe,
Darde un regard diamanté.
La curiosité du poète s’exacerbant, il cherche, il veut pénétrer le mobile de ce mystère :
Le singulier aspect de cette solitude
Et d’un grand portrait langoureux,
Aux yeux provocateurs, comme son attitude,
Révèle un amour ténébreux.
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L’homme vindicatif que tu n’as pu, vivante,
Malgré tant d’amour, assouvir,
Combla-t-il sur ta chair inerte et complaisante
L’immensité de son désir ?
Réponds, cadavre impur ! et par tes tresses roides
Te soulevant d’un bras fiévreux,
Dis-moi, tête effrayante, a-t-il, sur tes dents froides,
Collé les suprêmes adieux[1] ?
Si ce n’est là du sadisme, cela y ressemble fort.
Faut-il encore que nous évoquions le personnage de Mademoiselle Bistouri, cette singulière fille qui, amoureuse d’un carabin, souhaite qu’il vienne chez elle en costume de travail, avec même un peu de sang sur son tablier[2] ?