Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/208

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



La COMTESSE.

Je croyois qu’il m’auroit attendu.


Le VICOMTE.

Ces regrets m’étonnent ; je ne saurois m’empêcher de vous le dire, Madame. J’osois me flatter que vous ne seriez pas fâchée de vous trouver seule avec moi.


La COMTESSE.

Vous vous flattiez un peu légérement, comme vous le voyez.


Le VICOMTE.

Ce n’est pas sérieusement que vous dites cela ?


La COMTESSE.

Très-sérieusement.


Le VICOMTE.

Madame, expliquez-vous, de grâce.


La COMTESSE.

Expliquez-moi, vous-même, pourquoi, pendant que j’ai été à Courci, je ne vous y ai vu qu’une fois, une seule fois en quinze jours ? Il y a six mois que vous n’auriez pas été si long-temps sans me voir.


Le VICOMTE.

J’ai eu l’honneur de vous dire & de vous