Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/103

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tout le monde sait ; pas d’instructeurs ! Alors ce n’est pas intéressant et les hommes ne font pour ainsi dire rien !

Cette semaine c’est mieux je suis au pontage ; et un adjudant s’occupe de faire faire des choses intéressantes. —

Ces derniers jours il a fait un temps splendide ; mais depuis trois jours c’est moins drôle, beau la xxxxxxx matinée puis vers les 16 heures orage cela n’est pas sain du tout. —

C’est dommage ce temps car le pays est tout à fait charmant tout est vert et des des ruisseaux partout.

Dimanche j’ai vu dans un théâtre de Verdure à Florina au pied d’une montagne, jouer l’Arlésienne ; bon orchestre, mais tous les rôles joués par des hommes ce qui dans le courant était parfois ennuyeux. —

Je reçois couramment mes lettres encore aujourd’hui une de P…[illisible] une de Madame Baronnet et même de Mademoiselle Germaine. —

J’avais entendu parler de permissions mais ce sont des départs de rapatriés. — Je voudrais bien pourtant aller faire un tour en France !…


7 juin 1918. — J’ai quitté Névolani le 1er du mois. Je suis arrivé le même jour à Porodin où j’ai couché, le 2e je suis arrivé ici entre Obstrina et Rakovo, au cantonnement que j’occupais l’an dernier lorsque j’ai été évacué —