Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/104

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Je loge avec Ghestein sous la tente nous sommes très bien, chacun un lit. —

Il y a ici deux escouades qui font de la réparation de route. — nous sommes tranquilles — Ghestein et moi visitons les chantiers chacun notre tour, ce qui nous arrive tous les 2 jours çà n’est donc pas fatigant ! —

Il n’y a rien d’intéressant. Oh mais rien de rien. —

Chaque jour il tombe de l’eau et cela est très très ennuyeux, voilà longtemps que cela dure, je commence à en avoir assez. —

J’ai ramené avec moi mon Viro, très content de me retrouver — mais il est part trop vagabond cet animal ! —

Maintenant que me voilà installé je tâcherai d’écrire chaque jour mais pour quoi dire grand Dieu ?


16 heures. — Toute la journée, je suis resté dans la tente quel ennui ! Oh, le sale temps. J’attendais le ravitaillement, peut-être demain m’apportera-t-il des lettres me disais-je mais bast ! Rien de rien. — j’ai lu quelques pages de « pêcheurs d’Islande », puis le journal, puis… je ne sais plus quoi faire quelle scie cette pluie ; on est si bien lorsqu’il fait beau temps. Écrire je voudrais bien mais xxxxxxx quoi dire ? et puis à qui à Mes Parents à Mademoiselle Germaine ? Je viens de le faire —

J’attends le diner avec impatience puis la nuit, je vais développer les