Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/11

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
7

(censuré)

28 janvier 1917. Dimanche, pour nous comme chaque jour de la semaine. Il est 14h20, nous avons relevé un côté de la tente, car le soleil s’est montré.

Il court des bruits qui m’ont l’air assez sûr : Une note ministérielle dit de renvoyer en France les classes 15.16.17, je voudrais avoir une certitude à ce sujet, évidemment je serais plus près des miens mais cela m’ennuie quand même, j’aimerais mieux rester ici car je crois le danger moins grand que sur le Front Français et puis peut-être que le Capitaine va réussir à faire employer le Peloton à faire des routes près de Salonique, alors ?… (censuré) Mes parents (censuré) aimeraient mieux me savoir ici dans le dernier cas.

J’attends xxxxxxx avec impatience la vérité sur ce point. Je ne sais pas ce soir.

29 janvier 1917 — Ce matin, j’ai comme d’habitude à 6h1/2 (censuré) malheureusement à cette heure il m’a fallu un livre pour m’occuper à faire faire une corvée car je suis de jour avec mon escouade.

Cette idée de retour en France me hante toujours, je suis allé aux projecteurs pour voir Phelouzat. Lui comme fournier a peut-être des « tuyaux » mais il était occupé avec son lieutenant, je vais retourner tout à l’heure… Le Capitaine et le Chef, sont paraît-il, partis à la recherche d’un hangard, c’est sans doute que le