Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/12

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Peloton va rester ici, ça serait bête à ce bon moment de quitter la Compagnie !

Il a fait un temps épouvantable, quelle pluie ! les tentes sont traversées mais à l’instant ça s’arrête et le soleil a l’air de vouloir se montrer. Quelle sale boue dehors.

Encore pas de lettres !…

Il est 18 heures, je suis venu pour la première fois dans un grand baraquement aménagé pour écrire.

Il y a de grandes tables, c’est très bien éclairé par des lampes à pétrole en nombre très suffisant. Il y a aussi une bibliothèque et c’est chauffé. On est tranquille, chacun écrit. C’est une bonne idée que celle-là. C’est d’ici que je vais écrire, on est mieux que sous la tente, les genoux au menton !…


30 janvier 1917 — Aujourd’hui continuation du mauvais temps enfin ça s’arrête, je mange sous la tente, je reste couché jusqu’à 14h.

(censuré)

On joue un peu au piquet.

À 14h je me lève pour aller me laver à la fontaine, il ne fait pas chaud du tout ! je pars pour Phalouzet. Il n’est pas question que la Cl 15 reparte en France tant mieux ! Je crois que la Cie va rester ici quelque temps. Çà serait chic !

Pas encore de lettres ;

Le soir je suis allé à Salonique. La nuit est plus claire quoique il ne fasse pas clair de Lune.

Le vent a presque séché la boue des routes.

(censuré)