Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/27

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se promenant seul en Père peinard. Nous verrons bien. — Notre travail se trouve à 100 m. d’ici, nous commençons demain matin avant le jour pour revenir à la nuit, c’est le « cuistôt » qui apporte la soupe. — J’ai reçu hier deux colis, je suis très content, il y avait trois rouleaux de pellicules, je viens de faire une photo — et vais maintenant écrire à mes Parents et à Mr et Mme Baronnet. Il est 11 13h 40. — Le ravitaillement m’apporte 2 lettres, je suis heureux.


19 février 1917. — Ce matin on a commencé le travail à 6h il a donc fallu se lever à 5h½, ça été dur, on avait plus l’habitude de se lever de si bonne heure.

Le travail est à 50m d’ici, tout simple jusqu’à présent, mais il se compliquera un peu par la suite, j comme caporal, je ne fais rien que parler de travail avec le s/off et faire travailler les hommes, on ne voit pas clair, demain on ne commencera qu’à 6h½ — à 10h½ on revient à la soupe puis à 13h travail jusqu’à 16 17h30 — xxxxxxx pendant le repos les hommes ont fait une table très bien pour manger avec une large pierre tombale sur xxxxxxx quatre pieds en bois. —

Le tantôt tout en m’occupant du travail je me suis fait un lit avec des planches, puis j’ai appris que j’allais être nommé s/off mais ça m’est déjà arrivé une fois cela !… (censuré)


xxxxxxx On n’entend pas un bruit de canon, ça n’est pas ordinaire.

J’espère que le ravitaillement va m’apporter des lettres, ensuite j’irai me coucher