Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/65

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13/2/17 à Monastir, c’est la fin de la tranquillité. —

J’ai reçu une lettre de Mademoiselle Germaine qui me dit beaucoup s’ennuyer, — cela me chagrinne !

Il y a eu une au moins avant hier et hier.

Il manque quelque lettres,…

Je suis bien heureux que ma petite sœur soit reçue au Certificat d’Etudes. — c’est très bien. — Depuis bien longtemps je veux xxxxxxx écrire mes pensées bien intimes au sujet de Mademoiselle Baronnet, il va falloir qu’un de ces jours je le fasse, quand je serai réinstallé. — car le carnet plein je l’enverrai peut-être en France et il faut que mes Parents comprennent pourquoi je parle ainsi de Mademoiselle Germaine…

Tous je vous embrasse de tout mon cœur.

xxxxxxx Il y avait traversant la route un dallo xxxxxxx complètement bouché l’eau ne coulait plus, nous l’avons refait très proprement, ces fainéants de Macédoniens ont trouvé moyen de ne le pas trouvé bien, « trop petit » disent-ils oh ! les saligauds ce qu’ils me dégoûtent, avant ça ne marchait pas ils le laissaient tranquille, maintenant que ça va très bien, ils trouvent a redire. Hier deux fois je les ai chassé et pendant notre absence, ils ont creusé en [illisible] sous les [illisible] pour agrandir, sans s’apercevoir ces imbéciles que tout allait crouler, et en effet cela s’est produit — J’ai ordre de ramasser les premiers sauvages que je verrai toucher au dallo, pour les confier aux gendarmes qui les coffreront quelques jours — Et cela je le ferai de grands cœur ces gens-là me dégoûtent !