Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/74

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Comme je le disais tout à l’heure il fait une chaleur extraordinaire et un fléau s’est abattu sur nous= les puces, c’est phénoménal ce qu’il y en a oh-là là ! J’en ai tué hier une 10n aujourd’hui autant, et j’en suis encore couvert la nuit impossible de dormir, ça n’est pas drôle !

Je refais un pont en ce moment c’est assez intéressant — je suis absolument seul pour m’occuper du travail, le lieutenant Delibez vient tous les 4 ou 5 jours et le pôvre n’a pas l’air d’y entendre grand chose — c’est triste !!!

Je ne sais si nous allons finir cet ouvrage car la section remonte en ligne le 20 courant avec le nouvel emploi du temps, pour 9 semaines en ligne ! C’est un peu trop ! J’espère guère rester ici, ou cela m’étonnerais fort. —

Je ne suis pas très en forme… ces derniers temps ; je suis tout patraque ; ici c’est toujours pareil on est souvent malade ; quel climat dur pour nous ! —


22 Août 1917— Décidément je deviens très très paresseux pour écrire sur ce livre, il est vrai que je n’ai pas grand chose à dire.— J’ai eu pas mal de lettres. Je suis content. —

Je suis allé à Poradin dimanche dernier j’ai été très bien reçu par mes camarades — je suis rentré le soir… à pied (7km) le chemin ne m’a pas semblé trop long. —

Les Boches ont mis le feu dans Monastir..

On apprend ces jours-ci de bons communiqués.-