Page:Carnet de guerre n°2 d'Alexandre Poutrain.pdf/184

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bons communaux. Ils protestent ; l’autorité militaire a imposé cette monnaie. Les soldats n’avaient qu’un moyen de se débarrasser de leur excédent de Bons, c’était d’envoyer un mandat à leur famille.

Nous constatons que ces Bons viennent de régions éloignées, qu’ils sont neufs ; enfin nous n’en voyons jamais des groupements qui nous entourent.


Les allemands ramènent les récoltes chez Milon et déchargent les voitures directement sur la batteuse. Ils déchargent parfois quatre voitures en même temps. Deux de chaque côté. Ce sont les russes qui assurent ce travail. Nous allons encore chercher de la courte-paille additionnée de blé.

Quand les allemands battent l’avoine il amènent le grain chez nous. Ils déposent dans le tas à la batteuse, des milliers de sacs.

Quand toute la récolte d’avoine