Page:Carnet de guerre n° 3 d'Alexandre Poutrain.pdf/31

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routes.

Je vais demander au commandant l’autorisation de leur procurer du ravitaillement. Il me répond qu’il nous est formellement interdit d’avoir avec eux le moindre rapport. — « Je le sais, M. le commandant, mais si ces prisonniers étaient en Allemagne, ils recevraient des colis de leurs parents ; n’est-il pas juste que nous remplacions leur famille ? » — « Si vous avez de la nourriture en trop, apportez la ici, on la leur remettra. »

Le soir, Michel et moi portons à la commandature chacun un sac de dix pains de un kilo.

Le feldwebelle nous dit de déposer nos sacs, qu’il les fera remettre. Nous répondons que nous n’avons pas le droit de nous dessaisir de ce ravitaillement, que nous devons le remettre directement