Page:Carnet de guerre n° 3 d'Alexandre Poutrain.pdf/6

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tout le monde est plus ou moins filou. »

Vers la fin de Novembre, l’écurie pres de l’abreuvoir était pleine de sacs jusqu’à la voute. Le poulailler était également rempli ; notre corridor. Il y avait même des sacs dans notre salle à manger, qui servait à l’épicerie. Nous avions ici pres de quinze cents sacs : en grande partie de la farine, puis du riz. Des lentilles, etc.


Depuis deux mois presque dans toutes les Communes, il est question de souterrains. Les allemands savent que des souterrains existent, ils les recherchent avec acharnement. Le commandant emploie tous les moyens, la ruse, les menaces, il fait faire des sondages, il fait agrandir des boves ; il n’a pas réussi.

Un jour il va trouver une