Page:Carnet de guerre n° 3 d'Alexandre Poutrain.pdf/66

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de riz : banquette et dossier.

En même temps, les civils embarquent à la tête du train.

Nous montons nous asseoir sur les sacs de riz. Aussitot Joséphine fait chauffer du café, elle est munie d’une casserolle et d’un réchaud. Quand l’embarquement est terminé, nous offrons une tasse de café aux français, nous échangeons une dernière et cordiale poignée de mains, nous nous souhaitons bon courage et nous allons chacun vers sa nouvelle destinée.

Bientot un allemand vient nous demander, d’un ton poli, si nous voulons accepter un ménage qui n’a pas de place. Ce sont deux braves vieux de Cagnicourt. Ils sont transis de froid.

Pendant que le café chauffe, nous mangeons une tartine de pâté de cheval, que nos compagnons de voyage trouvent excellent. Ils ne