Page:Casgrain - Légendes canadiennes, 1861.djvu/287

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


lune et apparaît dans la nappe des cascades, à l’ombre des noirs rochers, sur le sable silencieux des dunes, ou parmi les vapeurs des vallées.



C’est l’heure qu’elle choisit pour accomplir ses mystères, car c’est l’heure où la brise s’endort dans la cime des arbres, et où tout repose dans la nature ; — c’est l’heure où les feux-follets dansent sur le gazon pâle des prairies, dans les clairières, ou sur les eaux verdâtres des marécages ; — c’est l’heure où les chauves-souris effleurent les flots unis de leurs ailes diaphanes, et se cramponnent, de leurs ongles grêles, à l’angle des rochers ; — c’est l’heure où l’on n’entend pour tout bruit que le coassement des grenouilles