Page:Casgrain - Légendes canadiennes, 1861.djvu/301

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de sons, montant et descendant en spirales aériennes, — groupes de notes folâtres se tenant par la main et puis tout à coup, triste et morne, comme le vent d’automne qui brame dans les ramées, comme l’hymne funèbre sur les tombes ; — ou, fanfare inouïe, vibrant comme un cuivre.



— Je distingue bien des paroles, dit tout bas Madame Houel au Canotier, mais d’une langue qui m’est inconnue.

— Je les comprends, mais il m’est impossible de vous les traduire : le sens en est plus dans le chant que dans les paroles.

 
 

Deux éclairs soudains, suivis d’une double détonation, interrompirent tout