Page:Cazeneuve - Etude sur la race bovine gasconne.djvu/16

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fondent cependant avec les caractères des races voisines sur les limites du département : aux environs de Condom et de Lectoure par exemple on trouve un grand nombre d’animaux issus de vaches gasconnes et de taureaux garonnais. On a donné un nom à cette famille et on l’appelle sous-race de Nérac. Dans le Gers, c’est principalement dans l’arrondissement de Lombez que se trouve la race Gasconne dans toute sa pureté ; c’est là que se reproduisent les types le mieux accentués. C’est de là qu’elle est originaire et qu’elle s’est répandue dans le Tarn-et-Garonne, dans la Haute-Garonne et dans l’Ariége, où elle a constitué des races avec lesquelles elle offre certainement plusieurs points de contact. « Point de différence, en effet, entre les Ariégeois et les Gascons, que celle de la taille, écrit M. Sanson dans le Livre de la Ferme. Ces derniers sont un peu moins grands, voilà tout, et l’on trouve une explication facile de ce fait dans l’agriculture locale. Il n’y a donc pas de race Ariégeoise, mais une tribu Ariégeoise de la race Gasconne. » Le Carolais et le Gascon sont identiques et dans les concours, depuis quelques années, on ne forme point de catégorie spéciale pour chacun d’eux. Au dernier concours régional de Foix (mai 1875) les Carolais et les Gascons étaient compris dans une même catégorie et classés sous le titre de : Race Gasconne-Carolaise. Il est vrai que les propriétaires de l’Ariége ont réclamé contre cette assimilation qu’ils jugent contraire à leurs intérêts. Mais elle est fondée en fait.

La sous-race de Nérac, nous l’avons déjà dit, est également un dérivé de la nôtre. La sous-race de la Montagne-Noire proviendrait aussi de la même source d’après M.