Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/103

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C)1 OELVRFS

de Genlis, et père de ses deux enfans, alla, dans sa vieillesse, les voir à Sillery, une de leurs terres. Ils l’accompagnèrent dans sa chambre à coucher ? et ouA’rirent les rideaux de son lit, dans lequel ils avaient fait mettre le portrait de leur défunte mère. Il les embrassa, s’attendrit ; ils partagèrent sa sensibilité : et cela produisit une scène de sen- timent la plus ridicule du monde.

• — Le duc de Choiseul avait grande envie de ravoir les lettres quil avait écrites à M. de Ga- lonné dans l’affaire de M. de la Chalotais; mais il était dangereux de manifester ce désir. Cela pro- duisit une scène plaisante entre lui et M. de Ga- lonné, qui tirait ces lettres d’un porte - feuille, bien numérotées, les parcourait, et disait à cha- que fois : «En voilà une bonne à brûler», ou telle autre plaisanterie ; M. de Ghoiseul dissimulant toujours l’importance qu’il y mettait, et M. de Galonné se divertissant de son embarras, et lui disant : a Si je ne fais pas une chose dangereuse pour moi, cela m’ôte tout le piquant de la scène.» Mais ce qu’il y eut de plus singulier, c’est que M. d’Aiouillon l’avant su, écrivit à M. de Ga- lonne : « Je sais, monsieur, que vous avez brûlé les lettres de M. de Ghoiseul relatives à l’affaire de M. de la Ghalotais ; je vous prie de garder toutes les miennes. »

— Quand l’archevêque de Lyon, Montazet, alla prendre possession de son siège, une vieille chanoinesse de...., sœur du cardinal deïencin, lui