Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/138

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UE CnAMFORT. \ A

ejouverneur de ?... Vous êtes donc le duc de?... (et il veut descendre de sa voiture... ) jNTais, monsieur le duc, que ne parliez vous? jMais cela est incroya- ble. IMais à quoi m’exposez-vous î Pardon de vous

avoir fait attendre Ce maraud de laquais qui

ne me dit pas.... Je suis bien heurenx encore d’a- voir cru, sur votre parole, que vous étiez gen- tilhomme : tant de gens le disent sans l’être î Et puis ce d’Hosier est un fripon! Ah î M. le duc, je suis confus. — llemettez-vous, monseigneur. Par- donnez à votre laquais, qui s’est contenté de vous dire que j’étais un honnête homme. Pardonnez à d’Hosier, qui vous exposait à recevoir dans votre voiture un vieux militaire non titré; et pardon- nez-moi aussi de n’avoir pas commencé par faire mes preuves, pour monter dans votre carosse. »

— Au Pérou, il n’était permis qu’aux nobles d’étudier. Les nôtres pensent différemment.

— Louis XIV, voulant envoyer en Espagne un portrait du duc de Bourgogne, le fit faire par Coy- pel ; et, voulant en retenir un pour lui-même, chargea Coypel d’en faire faire une copie. Les deux tableaux furent exposés en même temps dans la galerie : il était impossible de les distin- guer. Louis XIV, prévoyant qu’il allait se trouver dans cet embarras, prit Coypel à part, et lui dit : «Il n’est pas décent que je me trompe en cette oc- casion; dites-moi de quel côté est le tableau origi- nal.» Coypel le lui indiqua ; et Louis xiv, repassant, dit : « La copie et l’original sont si semblablti