Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/140

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DR CHA.MFORT. 129

— Et que s’est-il passé en Angleterre? — Le voici, écoutez : M. Etienne Montgolfier est allé en An- gleterre l’année dernière ; il a été présenté au roi qui lui a fait un grand accueil, et Ta invité à lui demander quelque grâce. M. Montgoliier répondit au lord Sidney, qu’étant étranger, il ne voyait pas ce qu’il pouvait demander. Le loril le pressa de faire une demande quelconque. Alors M. Montgol- fier se rappela qu’il avait à Québec un frère prêtre et pauvre; il dit qu’il souhaiterait bien qu’on lui fît avoir un petit bénétice de cinquante guinées. Le lord répondit que cette demande n’était digne ni de messieurs jMontgolfîer, ni du roi, ni du mi- nistre. Quelque temps après, l’évèché de Q lebec vint à vaquer; le lord Sidney le demanda au roi qui l’accorda, en ordonnant au duc de Glocester de cesser la sollicitation qu’il faisait pour un aiitre. Ce ne fut point sans peine que messieurs Montgol- iier obtinrent que cette bonté du roi n’eût de moins grands effets. » Il y a loin de là au bureau de tabac refusé en France.

— On parlait de la dispute sur la préférence qu’on devait donner, pour les inscriptions, à la langue latine ou à la langue française. « Comment peut-il y avoir une dispute sur cela, dit M. B....?

— Vous avez bien raison, dit M. T.... — Sans doute, reprit M. B..., c’est la langue latine, n’est- il pas vrai ? — Point du tout, dit M. T...., c’est la langue française. »

— « Comment trouvez-vous M. de...? — Je le II. 9