Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/161

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


1 5o OEUVRES

manda sa façon de penser. « J’en suis très-content, dit-il ; il parle de l’enfer comme un ange. »

— M.... disait de madame la princesse de.... : « C’est une femme qu’il faut absolument tromper; car elle n’est pas de la classe de celles qu’on quitte. »

— On demandait à la Calprenède qu’elle était l’étoffe de ce bel habit qu’il portait. » C’est du Sjlvaiidre, dit-il, un de ses romans qui avait réussi. ))

— L’abbé de Vertot changea d’état très-sou- vent. On appelait cela les révolutions de l’abbé de Vertot.

— M.... disait : « Je ne me soucierais pas d’être chrétien ; mais je ne serais pas fâché de croire en Dieu. »

— Il est extraordinaire que M. de Voltaire n’ait pas mis dans la Pucelle un fou comme nos rois en avaienialors. Cela pouvait fournir quelques traits heure pris dans les mœurs du temps.

— M. de...., homme violent, à qui on repro- chait quelques torts, entra en fureur et dit qu’il irait vivre dans une chaumière. Un de ses amis lui répondit tranquillement : « Je vois que vous aimez mieux garder vos défauts que vos amis. »

— Louis XIV, après la bataille de Ramillies dont il venait d’apprendre le détail, dit : « Dieu a donc oublié tout ce que j’ai fait pour lui. (Anec- dote contée à M. de Voltaire par un vieux duc deBrancas.)»