Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/217

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qui occupaient le milieu de la scène entrèrent péle-méle dans les Tuileries par le Pont-Tournant. C’est le sujet d’un autre tableau.

SIXIEME TABLEAU.

Les Gardes-Frauçaises sauvant M. du Châtelet, leur colonel, de l’effervescence populaire.

S’il fallait se borner à développer les circons- tances principales des tableaux que nous présen- tons au public, quelques lignes suffiraient à celui que nous mettons en cet instant sous ses yeux. Il serait seulement nécessaire de rappeler, comme un fait incontestable, que les gardes-françaises, en sauvant leur général, triompbaient d’un res- sentiment qu’ils avaient même déjà fortement ex- primé. Cette circonstance à part, le sauver d’un péril imminent n’eût été que leur devoir et même im acte d’humanité vulgaire. Mais ils le regar- daient comme leur ennemi ; et là commence la générosité, disons même l’héroïsme, puisque leur haine s’était récemment montrée d’une manière menaçante et dangereuse pour sa vie.

Ici nous nous arrêterions, ou du moins nous nous contenterions d’exposer les détails de cet acte de générosité, s’il ne rappelait ce que doit la révolution française à ces braves soldats, qui .