Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/278

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


DE CnA.MFORT. 267

avaient poussé la luieiir jusqu’à s’entre-déchirer. La plume U)mbc des mains, et on rougit d’être homme.

TREIZIEME TABLEAU.

Enlèvement des armes au Garde-Meuble, le lundi i3 juillet 1789.

IN OS lecteurs s’aperçoivent sans doute d’une des principales difficultés attachées au genre encore plus qu’à l’ordonnance de cet ouvrage, moins favorable souvent à l’historien qu’au peintre. C’est sur-tont dans l’histoire des premiers jours de la révolution, qTie cette difficulté se fait remar- quer, en rendant plus sensible la disproportion des moyens entre la plunle et le pinceau. Aux premiers momens de l’insurrection parisienne, la multitude des tableaux simultanés, ou rapidement successifs, sert à souhait le talent de l’artiste ; tan- dis que l’historien, dans une dépendance plus ou moins gênante, rencontrant up sujet tantôt trop fécond, tantôt trop stérile, se voit forcé de res- serrer l’un, d’étendre l’autre, au pô, d’une con- venance étrangère ; subordination pénible dans le sujet actuel, qui nous borne au récit d’un évé- nement particulier, celui de la prise des armes au Garde-Meuble.

Nous espérons pouvoir dédommager un peu