Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/468

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1)F. CIIAMFORI. /p7

(les ainbassadoiirs à la tète desquels est rarchiduc Piiilij)})e sou gendre, il ordonne à (iousalve de poursuivre la conquête de Naples. Qu’aniva-t-il ? Il reçoit à la fois la nouvelle d’une victoire de son général et la nouvelle du tiaité conclu par Phi- lippe avec le roi de France. 11 fait à raichiduc l’outrage de le désavouer à la face de l’Europe. C’est alors que son gendre put répéter ces mots d’un prince contemporain sur le roi catholique: « Je voudrais, quand il fait un seimeut, qu’il y> jurât du moins par un dieu auquel il crût. »

Louis XII, étonné de la peifidie du roi d’Es- pagne, s’indigne et veut armer ; mais l’épuise- ment de la France l’oblige à sacrifier son juste ressentiment. De nouvelles circonstances amènent enfin un traité par lequel il renonce entièrement au royaume de Naples, en donnant pour épouse à Ferdinand, Germaine de Foix sa nièce.

Ainsi, ces longues et ruineuses prétentions de la maison de France sur le royaume de Naple> n’eurent d’autre effet que d’assurer à cette prin- cesse un mariage illustre et malheureux.

La cour de France \ it, dans ce traité, la cession d’un droit litigieux sur un royaume qu’elle venait de perdre. Celle d’Espagne y vit la possession tran- quille d’un royaume usurpé, dont elle jouirait désormais, sans craindre pour l’avenir les récla- mations d’une maison rivale et puissante, et se hâta de faire un voyage dans ses nouveaux états. INlais ce voyage, que sa politique crut nécessaire,