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XXVI
DISCOURS

naux serait un grand bienfait pour les habitans des campagnes : la facilité des transports, la commodité des chemins, forment, pour l’agriculteur, une économie qui se reproduit chaque jour ; ses animaux en sont moins fatigués, quoiqu’ils traînent des fardeaux plus pesans ; mais on obtiendra difficilement des administrations locales ces importantes améliorations. Les maires, les adjoints, les membres des conseils municipaux, sont, en général les plus riches propriétaires de la commune ; ils ne se condamneront jamais eux-mêmes ni à restituer à la voie communale les empiétemens qu’ils se sont permis sur elle, ni à laisser sillonner leurs champs par des chemins utiles, ni à supporter la presque totalité des dépenses que nécessitent les travaux : il faut donc que le gouvernement intervienne pour l’intérêt de tous. On pour-