Page:Chateaubriand - Mémoires d’outre-tombe t4.djvu/179

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

pas empêché d’être notre interprète. Nous avons appris avec la plus grande peine l’éclat que M. le comte de Sèze a fait dans les journaux ; et si nous avons gardé le silence, c’est parce que nous avons craint de vous faire de la peine. Cependant, monsieur le vicomte, personne ne peut mieux que vous rendre hommage à la vérité et tirer d’erreur M. de Sèze sur nos véritables intentions pour le choix d’un introducteur chez son Altesse Royale. Nous vous offrons de déclarer dans un journal à votre choix tout ce qui s’est passé ; et comme personne n’avait le droit de nous choisir un guide, que jusqu’au dernier moment nous nous étions flattées que vous seriez ce guide, ce que nous déclarerons à cet égard ferait nécessairement taire tout le monde.

« Voilà à quoi nous sommes décidées, monsieur le vicomte ; mais nous avons cru qu’il était de notre devoir de ne rien faire sans votre agrément. Comptez que ce serait de grand cœur que nous publierions les bons procédés que vous avez eus pour tout le monde au sujet de notre présentation. Si nous sommes la cause du mal, nous voilà prêtes à le réparer.


« Nous sommes et nous serons toujours de vous,

« Monsieur le vicomte,

« Les très-humbles et très-respectueuses servantes,

« Femmes Dasté, Duranton, Aniche. »