Page:Chateaubriand - Mémoires d’outre-tombe t4.djvu/281

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« Je ne sais en vérité si ceci tournera à un congrès ; mais, en tout cas, je n’oublierai pas ce que vous m’avez dit.

« Jh. de Villèle. »

Sur ce premier mot de bonne entente, je fis presser le ministre des finances par madame la duchesse de Duras ; elle m’avait déjà prêté l’appui de son amitié contre l’oubli de la cour en 1814. Elle reçut bientôt ce billet de M. de Villèle :

« Tout ce que nous disions est dit ; tout ce qu’il est dans mon cœur et dans mon opinion de faire pour le bien public et pour mon ami est fait et sera fait, soyez-en certaine. Je n’ai besoin ni d’être prêché, ni d’être converti, je vous le répète ; j’agis de conviction et de sentiment.

« Recevez, madame, l’hommage de mon affectueux respect. »


Ma dernière dépêche, en date du 9 août, annonçait à M. de Montmorency que lord Londonderry partirait du 15 au 20 pour Vienne. Le brusque et grand démenti aux projets des mortels me fut donné ; je croyais n’avoir à entretenir le conseil du roi T. C. que des affaires humaines, et j’eus à lui rendre compte des affaires de Dieu :


« Londres, 12 août 1822, à 4 heures de l’après-midi.


« Dépêche transmise à Paris par le télégraphe de Calais.


« Le marquis de Londonderry est mort subitement ce matin 12, à neuf heures du matin, dans sa maison de campagne de North-Cray. »