Page:Chevreul - De la baguette divinatoire, 1854.djvu/157

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Il était alors professeur à l’École spéciale de médecine de Strasbourg. Voici comment il raconte l’origine de ses expériences ; elle remonte à l’année 1798. « Dans une des soirées de l’hiver, M. Ulliac, qui était possesseur d’un petit appareil consistant dans une sphère en bois creuse, suspendue à un fil et renfermant quelques graines, le mit entre les mains d’un jeune enfant, dans l’espérance qu’il lui servirait d’amusement. Ayant entouré l’un des doigts de cet enfant, du fil qui soutenait la sphère, il lui ordonna de tenir le bras assez tendu pour que le pendule acquît une situation fixe. L’enfant obéit ; mais on crut apercevoir que la sphère, après quelques oscillations irrégulières, avait pris un mouvement, au moyen duquel elle décrivait un cercle bien formé et dont le diamètre allait en s’agrandissant. J’arrivais alors dans la maison où MM. Ulliac et Desgranges étaient réunis. Nous observâmes ensemble ce singulier phénomène, et je fus, dès ce moment, convaincu qu’il supposait l’existence d’une cause active et puissante ; mais je me gardai bien de former, sur la nature de cet être, des conjectures qui, sans doute, eussent été aussi inexactes qu’elles étaient prématurées. »

Après cette observation, M. et Mme Ulliac, M. Desgranges, et M. Gerboin, se reconnurent la faculté de faire mouvoir le pendule comme le jeune enfant.

163..Vers la même époque, Fortis observa le même Phénomène, et le décrivit. Il faisait usage d’un pendule formé d’un cube de pyrite de fer, suspendu à