Page:Chevreul - De la baguette divinatoire, 1854.djvu/159

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empêchant tout mouvement mécanique ; ]e mieux est de mouiller un peu le fil.

Dans cet état, on place le pendule au-dessus ou assez près d’un vase rempli d’eau, ou au-dessus d’un métal quelconque ; on choisit, par exemple, une pièce de monnaie, une plaque de zinc ou de cuivre ; le pendule prend insensiblement des oscillations elliptiques qui se forment en cercle, et deviennent de plus en plus régulières.

Sur le pôle nord de l’aimant, le mouvement se fait de gauche à droite ; sur le pôle sud, il se fait de droite à gauche.

Sur le cuivre ou l’argent, comme sur le pôle sud.

Sur le zinc et sur l’eau, comme sur le pôle nord.

Il faut avoir soin de procéder toujours de la même manière, c’est-à-dire d’approcher toujours le pendule de l’objet, soit de haut en bas, soit de côté ; car, en changeant de manière, on change aussi le résultat ; le mouvement qui s’était fait de gauche à droite se fait de droite à gauche, et vice versa,

Il n’est pas indifférent non plus que l’opération se fasse de la main droite ou de la main gauche ; car, chez quelques individus, il y a une telle différence entre le côté droit et le côté gauche, qu’elle forme la diversité la plus prononcée du pôle.

Toute supposition d’erreur dans ces épreuves est facile à détruire, par cela seul que le pendule s’ébranle sans aucun mouvement mécanique ; la régularité des mouvements finira par vous en convaincre entièrement. Vous pouvez varier les expériences à l’infini ; vous pouvez même donner au pendule une impulsion mécanique opposée à son