Page:Chronique d une ancienne ville royale Dourdan.djvu/46

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CHAPITRE IV

PERSONNES ET BIENS D’ÉGLISE À DOURDAN AU XIIIe SIÈCLE.


Sans répéter ici ce que nous avons pu dire sur ce sujet dans les chapitres précédents, et ce que nous aurons occasion de dire dans les chapitres spéciaux que nous consacrerons plus tard aux deux paroisses de Dourdan, nous croyons utile de préciser l’état ecclésiastique de Dourdan au xiiie siècle. En énumérant quelques-uns des biens possédés alors par le clergé, nous aurons occasion de faire plus directement connaissance avec certains éléments de la vie locale.

Par suite de la donation de l’évêque Goslin, l’église Saint-Germain, devenue le prieuré Saint-Germain, était desservie par des chanoines dont le prieur était spécialement chargé du soin des âmes, prior curatus. Le collateur était l’abbé de Saint-Chéron-lès-Chartres. C’était lui qui détachait de son couvent les chanoines réguliers qui formaient le clergé de Dourdan. C’était à lui que le roi Philippe-Auguste avait dû s’adresser pour le service de la chapelle Monsieur S. Jehan du château. C’était lui, en un mot, qui conservait sur ses « frères » la haute main, et jouissait, avec son couvent, de la plus grande partie des grosses dîmes de Dourdan. Mais outre la suprématie abbatiale, il y avait la suprématie épiscopale et archidiaconale. Dourdan, nous l’avons dit, faisait partie du Grand Archidiaconé, le premier des archidiaconés du diocèse de Chartres et, dans le grand archidiaconé, il appartenait au Doyenné de Rochefort, l’un des six doyennés relevant du grand archidiacre[1]. Les archidiacres, dont

  1. L’évêché de Chartres, le premier des suffragants de la métropole sénonaise, me-