Page:Collectif - Lausanne à travers les âges, 1906.djvu/233

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



RÉSUMÉ


147 de ces familles sont originaires de France.
125 » » » » du canton de Vaud.
95 » » » » d’Allemagne.
39 » » » » d’autres cantons suisses.
21 » » » » d’Italie.
21 » » » » de Savoie.
11 » » » » d’Alsace.
7 » » » » de Hollande.
6 » » » » de Russie.
3 » » » » d’Autriche.
2 » » » » du Danemark.
1 » » est originaire de Grèce.
1 » » » » d’Espagne.
1 » » » » de Pologne.
1 » » » » de Belgique.
18 » » sont d’origine inconnue.
De ces 499 familles, 6 ont été reçues à la bourgeoisie avant 1536.
189 » de 1536 à 1798.
304 » de 1798 à 1905.


Nous n’avons fait figurer dans la liste des bourgeois que les familles encore existantes, ou celles qui, récemment éteintes, ont une descendance féminine connue.

Signalons en terminant les plus anciennes, soit celles dont la réception remonte à la période épiscopale et au seizième siècle. Ce sont, par ordre chronologique pour autant qu’il a pu être établi, les familles : Bourgeois, f. é., — Gaudard, — de Loys, — Rosset, f. é., — Laurent, f. é., — de Seigneux, — Blanc, — d’Illens, f. é., — Secretan, — Bergier, — Langin, f. é., — de Saussure, — Descombes, f. é., — Des Ruvynes, — Duperron, f. é., — Forney (tige française), — Gaudin (tige vaudoise), — Vullyamoz, — Dubrez, — Raccaud, — Baud (tige vaudoise), — Dubauloz, — Robin (tige de Cluses), f. é., — de Polier, — Pamblanc, — Brot, — Durand, f. é., — Réal, — Forneret, f. é., — Delavigne, — Diedey, — Dunand, — Duport, f. é., — Mercier (tige de Savoie), — Mogeon. — Bressenel, — Perrin, — Curtat, — Panchaud (tige lausannoise), — Mathey, f. é. — Total 40 familles, dont 11 sont éteintes et 4 (de Loys, de Seigneux, de Polier et Des Ruvynes) sont établies hors du canton.



L’ancien commissaire général Piccard († en 1883) a fait un répertoire des noms de famille de la Suisse romande. En 1898, M. Alfred Millioud en a extrait les familles qui ont établi leur domicile à Lausanne dès le treizième siècle et il a complété ce travail pour le dix-neuvième. Leur nombre dépasse neuf mille. La plus grande partie de ces familles sont éteintes ou ont disparu sans laisser de traces.

Un coup d’œil jeté sur ce curieux document montre que la composition de la population de Lausanne a beaucoup varié. Dans les séries les plus anciennes on ne trouve pour ainsi dire pas de vocables à consonnances germaniques, ce sont des Vaudois, des Savoyards, des Valaisans, des Piémontais, des Franc-Comtois et des Dauphinois qui viennent s’établir à Lausanne. C’était une conséquence du fait qu’elle était ville épiscopale. Sous le régime bernois ces éléments là se font plus rares, les ressortissants des autres communes vaudoises se fixent peu à Lausanne, les Suisses allemands pas davantage ; en revanche les réfugiés français abondent ; lors d’un dénombrement fait en 1740, l’on ne comptait pas moins de 346 noms de familles venues de France.

Avec le dix-neuvième siècle, tandis que l’élément français devient relativement moins important, des Confédérés et des Vaudois en grand nombre viennent se fixer à Lausanne ; ils jouent un rôle dans la vie publique, occupent des positions en évidence dans la magistrature, les professions libérales, le commerce, y achètent des propriétés, y font souche et s’identifient si bien avec les bourgeois qu’on les prend pour des Lausannois, quoiqu’ils n’aient pas acquis la bourgeoisie. Nous avions songé à établir un registre de ces familles de Vaudois et de Confédérés, qui sont très attachées à Lausanne et sont pour elle un élément de force et de vie, nous y avons renoncé de peur de commettre des oublis. Leurs noms ont, du reste, pour la plupart, trouvé place dans les notices qui précèdent.

B. v. M.


----