Page:Comédie humaine - Répertoire.djvu/312

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288 RÉPERTOIRE DE LA COMEDIE HUMAINE.

La Blottière (Mademoiselle Merlin de), sous la Restauralion, sorte de douairière et de clianoinesse à Tours ; avec mesdames Pau- line Salomon de Villenoix et de Listomère, défendait, recevait et accueillait François Birotteau {Le Curé dcTours).

Labranchoir (Comte de), propriétaire dans le Dauphiné, sous la Restauration, et, comme tel, victime des déprédations du braconnier Butifer {Le Médecin de Campagne).

La Brière (Ernest de). — V. La Bastie la Brière (Ernest de).

La Brière (Madame Ernest de). — F. La Bastie la Brière (madame Ernest de).

Lacépède (Comte de), naturaliste célèbre, né à Agen, en 4756, mort à Paris, en 1825. — Grand chancelier de la Légion d’honneur pendant quelques années, au commencement du xix" siècle. — L’il- lustre savant fut invité au célèbre bal de César Birotteau, le 17 dé- cembre 1818 {César Birotteau).

La Chanterie (Le Chantre de), d’une famille normande tombée, à la fin du xviiP siècle, dans l’obscurité, quoique datant de la croi- sade de Philippe-Auguste, possédait un petit fief entre Caen el Saint- Lô. M. le Chantre de la Chanterie avait amassé environ trois cen mille écusdansles fournitures des armées du roi, pendant la guerre de Hanovre. Il mourut sous la Révolution, mais f vant la Terreur {LEnvers de VHistoire contemporaine).

La Chanterie (Baron Henri Le Chantre de), né en 1763, fils du précédent, beau, adroit, séduisant. — Maître des requêtes au grand conseil en 1788, il épousa, danslaméme année, mademoiselle Barbe- Philiberle de Champignelles. Ruiné sous la Restauration pour avoir perdu sa charge et dévoré la fortune pa’ernelle, Henri Le Chantre de la Chanterie devint l’un des plus féroces présidents du tribunal révolutionnaire et fut la terreur de la Normandie. Emprisonné après le 9 thermidor, il dut sa délivrance à sa femme, par suite d’échange de leurs vêtements, et ne la revit plus que trois fois durant huit ans, la dernière en 1802 : le baron, devenu bigame, revint, chez elle, mourir d’une mahvlie honteuse, laissant, par conséquent, une se-