Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001, 1835.djvu/157

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espèces et en individus sous la zone torride que dans les autres. Considérées géographiquement, les Hyales appartiennent aux mers chaudes et tempérées, et sont plus nombreuses en individus que tous les autres genres ensemble.

M. d’Orbigny termine son mémoire en établissant que les Ptéropodes montent à la surface des eaux non-seulement dans les calmes, comme on l’a cru jusqu’à présent, mais régulièrement toutes les nuits, quelque temps qu’il fasse. Il avoue que la science est encore peu avancée sur leur mode de reproduction.

Statistique.Essai sur les lois de la mortalité et de la population en France ; par M. Firmin Demonferrand.
(Commissaires, MM. Poisson, Mathieu, Dupin)

Le travail de M. Demonferrand, comme celui de ses prédécesseurs, se fonde sur les feuilles du mouvement de la population, qui tous les ans sont adressées au ministère de l’intérieur ; seulement, au lieu d’employer ces feuilles en bloc et sans examen, l’auteur du Mémoire les a soumises à diverses vérifications. Des erreurs nombreuses ont été ainsi découvertes. M. Demonferrand a mis de côté tous les documens erronés ; et comment, en effet, aurait-il pu hésiter, lorsque beaucoup de feuilles sont évidemment le fruit de l’imagination des employés de préfectures ; lorsque d’autres sont ou exactement, ou avec de légères modifications, la reproduction de feuilles antérieures ; lorsque, dans les tableaux de la Corse, de 1817 à 1831 ; des Landes, de 1820 à 1833 ; de la Nièvre, pour 1815-16-23-24-25-26-27-28 ; des Basses-Pyrénées, pour 1828-29-30-31-32, on trouve plus de décès de 9 à 10 ans, que de 10 à 15 ; etc., etc., etc. M. Demonferrand a eu à sa disposition les listes de recrutement par département, qui lui ont été fournies au ministère de la guerre pour les treize années consécutives comprenant la période de 1820 à 1832 ; il a aussi fait usage des tableaux des recensemens de 1820 et de 1831.

En 1831, la population de la France se composait :

De 15 947 211 hommes
Total 
32 560 934.
De 16 613 723 femmes

La population moyenne de 1817 à 1832 a été, suivant les calculs de M. Demonferrand :

De 15 245 919 hommes
Total 
31 322 000.
De 16 076 081 femmes