Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/112

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pourroient être juges des rapports de grandeur. C’eſt pourquoi n’étant point encore ſorti de ſa chambre, il diſoit, que quoiqu’il la sût plus petite que la maiſon, il ne comprenoit pas comment elle pourroit le lui paroître à la vue. En effet, ſon œil n’avoit point fait juſques-là de comparaiſons de cette eſpece. C’eſt auſſi par cette raiſon, qu’un objet d’un pouce, mis devant ſon œil, lui paroiſſoit auſſi grand que la maiſon.

Il n’apprend à voir qu’à force d’étude. Des Senſations auſſi nouvelles, & dans leſquelles il faiſoit à chaque inſtant des découvertes, ne pouvoient manquer de lui donner la curioſité de