Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/149

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attention plus vive. Sa faim augmente, elle le mord, ſans en attendre d’autre bien, qu’un ſoulagement à ſa peine. Mais quel eſt ſon raviſſement ! Avec quel plaiſir ne ſavoure-t-elle pas ces ſucs délicieux ! Et peut-elle réſiſter à l’attrait d’en manger, & d’en manger encore ? Elle en fait l’objet de ſes deſirs. Ayant fait cette expérience à pluſieurs repriſes, elle ſe