Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/172

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il dépend d’elle de ſe régler d’après les connoiſſances qu’elle a acquiſes : & s’accoutumant à en faire uſage, elle apprend peu-à-peu à réſiſter à ſes deſirs, & même à les vaincre. C’eſt ainſi qu’intéreſſée à éviter la douleur, elle diminue l’empire des paſſions, pour étendre celui que la raiſon doit avoir ſur ſa volonté, & pour devenir libre. L’ordre de ſes études eſt déterminé par ſes beſoins. Dans cette ſituation, elle étudie d’autant plus les objets, qui peuvent contribuer à ſes plaiſirs ou à ſes peines, qu’elle ſait avoir ſouffert, pour ne les