Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/182

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pour un objet, qui avoit été ſouhaité avec ardeur. C’eſt ainſi, que voyant tout-à-la-fois du plaiſir & du danger, à préférer les fruits qu’elle aime davantage, elle apprendra à ſe nourrir avec plus de choix ; & que trouvant plus d’obſtacles à ſatiſfaire ſes deſirs, elle en ſera expoſée à des beſoins plus grands. Car ce n’eſt pas aſſez qu’elle remédie à l’inquiétude cauſée par le beſoin de nourriture, il faut encore qu’elle appaiſe l’inquiétude que produit la privation d’un plaiſir, & qu’elle l’appaiſe ſans danger.

Chapitre 2